Pour une grande majorité – ne criez pas !-, le roman policier américain, c'est avant tout les romans à l'eau de rose de Mary Higgins Clark. Elle sait capter le lecteur dans une succession de chapitres brefs et incisifs avec des histoires de femme isolée et menacée par un mal qui rode autour d'elle. Il y a aussi la déferlante des histoires de tueurs en série (Le poète a révélé au grand public Michael Connelly) sans oublier les machinations politico-financières mises en scène par un Grisham. Dans un genre différent et nouveau, qui se vend aussi bien, il y a Harlan Coben qui invente des histoires de disparition dans le cercle étroit de la famille.
Le roman policier US est prolifique et divers. Pour ma part, je ne me vante pas, il m'a fallu consulter la bibliothèque idéale de Pivot pour le découvrir. Je suis entré par la porte du hard boiled. J'ai apprécié comme l'écrit Chandler qu'Hammett ait sorti le crime de son vase vénitien et l’ait flanqué dans le ruisseau. Nous sommes sortis du jeu pour entrer de plein pied dans la dure réalité de la crise économique de 1929. Et j'ai accroché à une écriture sans sous-titre, qui se limite à décrire des situations et des comportements sans s'introduire dans la tête des personnages.
L'ACTION RIEN QUE L'ACTION.
Aujourd'hui, aux deux extrêmes de l'échiquier politique, Ellroy et Crumley poursuivent sur le même mode le témoignage de cette société américaine particulièrement violente.
Cette bibliographie n'est pas exhaustive. Juste, j'ai essayé de construire un guide de lecture représentatif à la hauteur de mes moyens.