Douze nouvelles pour conclure le cycle Resnick, douze nouvelles dans lesquelles nous croisons une dernière fois les protagonistes des romans de la série, receleurs, escrocs minables, stripteaseuse, mère célibataire débordée, ados à la dérive, vieux jazzmen tombés dans l’oubli et l’alcool, gentleman cambrioleur ... Et bien sûr la bande de flics, Millington, sa moustache et ses goûts musicaux contestables, Kevin Naylor, Lynn Kellogg, Mark Divine ... Et surtout, Monk, Billie Holliday, Ellington, Lester Young, Charlie Parker ... Tous ces musiciens qui permettent à Charlie d’oublier le froid, la misère, la connerie et la détresse qu’il côtoie tous les jours dans les rues de sa ville.
Certains auteurs déçoivent un peu quand ils passent du roman à la nouvelle, ils perdent de la profondeur et en complexité dans la description de leurs personnages. Ce n’est pas le cas d’Harvey, peut-être parce qu’on connaît tous ces gens dont il parle, peut-être aussi parce qu’il s’attache davantage à nous faire partager quelques instants de plus de leur vie, qu’à tricoter une intrigue millimétrée. On les retrouve tous avec un immense plaisir, même les moins fréquentables, parce qu’Harvey et Resnick sont, sans aucune mièvrerie ni sensiblerie, de vraies humanistes, souvent touchés par la détresse qui se cache derrière les pires crapules. Une très belle conclusion pour une série magnifique.
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