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Je suis morte et je n’ai rien appris
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Solenn Colléter
Tag(s) : Littérature francophone - Roman - Rentrée littéraire 2007

Albin Michel, 2007 145 x 225 mm 368 pages ISBN : 9782226179609

« Les bizuts doivent mourir pour apprendre à renaître. Sauf moi, qui resterai seule et incomprise : j’ai succombé à une barbarie qui n’a jamais eu lieu. Je suis morte et je n’ai rien appris. »

Avec une insoutenable clairvoyance, Solenn Colléter explore à travers l’expérience limite du bizutage la dynamique du rapport d’obéissance et de soumission au pouvoir. Un premier roman dérangeant, violente métaphore du système totalitaire.





2 chroniques

  • Je suis morte et je n’ai rien appris

    13 septembre 2007 16:07
    par Cuné ( 47 chroniques )
    C’est bien un roman, et non un témoignage, que nous propose Solenn Colléter. Pourtant, ce que vit le personnage de Laure, dans cette semaine apocalyptique de bizutage, a forcément été vécu. On entre dès la première page dans le vif du sujet, avec une scène tout en vociférations et mauvais traitements, qui débute à la descente du car ; effet maximal de surprise, les tous nouveaux élèves en prépa de cette école privée fictive pensaient bien avoir payé leur tribut, après ce week-end d’intégration. D’ailleurs, Martin, son amoureux, dont le père est un brillant professeur de cette école, après en avoir été l’élève, ne s’est jamais appesanti sur le sujet : oui, il y a un "petit" bizutage, mais c’est la tradition, et ça deviendra vite un bon souvenir... Ah oui ? En l’occurrence, non. Dans le roman, une défenestration se produit la première nuit, et Laure est la seule à en être témoin, parmi les "Beuzeus" tout au moins. Au milieu de cette semaine cauchemardesque, elle mène aussi l’enquête : Qui manque à l’appel ? Qui est responsable ? Pourquoi le tait-on et comment est-il possible même de le faire ? (Habile épilogue concernant ce drame, personnellement j’étais loin du compte). Mais surtout l’héroïne mène pas à pas une très intéressante réflexion concernant cette tradition barbare du bizutage, elle en démonte les enjeux, les procédés, expose avec clarté les manipulations, et rend le lecteur écÅ“uré et révolté. Un premier roman très fort.

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  • Je suis morte et je n’ai rien appris

    5 juillet 2008 11:39 ( 52 chroniques )
    J’ai aimé cet ouvrage,au point d’avoir le désir de le mettre entre les mains des ados,conciente de l’exagération de la situation,dont l’auteure a su tirer partie,en donnant à son personnage:Laure, un parcours familiale douloureux. Au-delà du bizutage,ce qui m’a intéressée,c’est la nature humaine, qui pour obtenir ce qu’elle veut,ici passer en spé,bizutter à son tour,puis intégrer une école d’ingénieur afin de faire carrière,nature humaine dans le déni où l’auteure l’a donc été. Quant aux actes du père de Martin,amoureux de Laure,c’est du déjà vu,écrit. Cet ouvrage qui n’est certes pas une référence littéraire se doit d’être lu pour ce qu’il est:une vue du bizutage par un bizut en souffrance,et pour que dans les familles,entre amis,on en parle

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