John Resnick, tome 1er. Resnick est un flic d’expérience (grisonnant) ; il est divorcé et vit seul (sa tenue vestimentaire laisse à désirer). C’est un bon flic, un gars qui ne se fie pas aux seules apparences (pas comme son chef, un cul serré tiré à 4 épingles prêt coffrer le premier suspect venu). De plus c’est un homme de goût puisqu’il aime le jazz. Il a même baptisé ses 4 chats du nom de ses musiciens fétiches. Bref, le Resnick fleure bon le cliché pas frais ; mais bon nombre de lecteurs peuvent encore passer là dessus, du moment que l’histoire tienne la route et captive, et que l’écriture soit correcte.
Las, tout ceci est très moyen, et les 346 pages de ce procedural anglais sont bien longues. Le plus gênant, c’est ce sentiment que l’intrigue n’est pas maîtrisée, qu’elle se construit de bric et de broc, empilant au passage quelques clichés de plus, au petit bonheur et au détriment de toute vraisemblance psychologique. Le pompon, c’est le méchant, un prof de fac cultivé et pervers qui prône l’excès dans ces cours magistraux (quel verbiage ampoulé et ridicule !), qui s’attaque aux esseulées qui quêtent par annonces... et qui vient à la fin se jeter dans la gueule de l’inspecteur en emmerdant sa copine, on ne sait trop pourquoi. Bref, vous me pardonnerez de laisser à d’autres le loisir de trouver une explication pour raccommoder ce montage médiocre qui s’achève dans un grand-guigol absurde.
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